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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 12:57
Ma grande famille a voulu partir en vacance cette année, moi j'ai du les suivre parceque j'ai pas réussi à m'échapper, j'ai bien essayé mais je me suis fait prendre alors on m'a cassé les chevilles avec un maillet. Ma maman m'a expliqué que c'était pour mon bien, que je n'étais pas encore assez gros pour supporter la vie extérieure. Comme je n'étais pas assez obéissant et que j'en faisais trop à ma tête, mon papa a décidé qu'il devait m'immobiliser pour mon bien, mais mon bien, ça fait mal, trés mal, alors mon papa et ma maman ont décider qu'on aller prendre des vacances pour que je me remette bien et que je sois en forme pour la nouvelle saison. Ils ont pleins de projets de films pour la rentrée et il faut que je sois en bonne santé.
Nous sommes tout d'abords parti à la montagne, dans un endroit sauvage ou même qu'il n'y a pas d'écho quand la souffrance vous fait pousser un long cri qui déchire ce ventre vide et remu les entrailles jusqu'à faire siffler son propre coeur à la pulsation vive et arythmique.
La montagne, j'aime pas, il y a trop de cordes et de vide et il fait si froid la nuit pendu à la corniche.

Puis il y a eu la mer la semaine suivante. J'ai apprécié moyennement d'être accroché à une corde pour attirer les requins, ce n'est pas que j'aime pas l'eau, mais quand je respire plus d'eau que d'air, j'ai un peu de mal à rester en vie.
Mais ça c'était les premiers jours, ensuite mon papa a trouvé une plage innacessible par les terres sur une île et il a accosté son bateau, il m'a attaché tout nu au soleil pendant 5 jours pour que je bronze, mais je n'ai pas bronzé, je suis devenu rouge, puis des cloques sont apparues sur ma peau. Je ne sais pas si j'avais mal parceque j'avais trop faim, 15 jours sans manger, on se libère un peu des turpitudes de son corps.
Les cloques ont finis par exploser et c'était la fin des vacances.

Maintenant je suis fin prêt pour la deuxième saison.
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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /Jan /2008 13:46

Ici, c'est le seul endroit où je puisse me plaindre, dans la vie réelle, personne ne m'entends,  j'ai arrété de crier, ça ne sert à rien, pourtant j'ai un cri dans ma tête , en permanence, il ne me quitte pas, ce cri est mon compagnon de malchance, malchance silencieuse, alors je crie, ici, pour ne plus l'entendre dans ma tête, il faut que je l'évacue, il est inutile, il m'empêche de souffrir en silence, je n'attend pas de soutient, je n'attend pas de pitié, je sais qu'il n'en existe pas, je suis en train de changer, cela fait maintenant 2 ans que je suis dans ce placard et je grandis, les jours se raccourcissent et la douleur s'allonge, il ne fait plus jour, il ne fait plus nuit, c'est toujours aujourd'hui, et je n'ai désormais plus d'espoir,  je vais mourrir je le sais, mais pas tout de suite, ça va être long, ça aussi je le sais, parcequ'ils veulent me laisser en vie, ils veulent me réduire au silence pour que je ne crie plus et ils ont réussi, désormais plus de cri, je ne suis que l'ombre de ma peine, je renonce à cette vie terrestre, je veux me dégager de mon corps, chrysalide, la laisser sécher à côté de moi et m'évader vers un monde meilleur, je suis le papillon aux ailes arrachées en train de pourrir au fond d'une cave, et j'ai toujours faim, faim, j'ai mal.même pas

J'ai pensé bien sur à en finir, mais ici, il n'y a rien, pas même de quoi se tuer, je suis dans un placard, recroquevillé sur moi même, je ne pourrais faire autrement, même si je le voulais, ici le plafond touche presque terre, je ne peux même pas m'allonger, je ne peux que tomber épuisé quand je ne peux plus résister.

Résister...

A quoi bon, ce n'est qu'un mot, pour résister il faut encore être libre de le vouloir, et moi, je n'ai même plus cette liberté.

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 23:37
Ce week-end mes mamans m'ont emmené chez une dame. Elle était très gentille et elle m'a donné une pâte de fruits. Même que j'ai vomi partout dans la voiture au retour. Mes mamans ont pris l'autoroute et j'ai pas compris quand elles se sont arrêtées dans un endroit tout bizarre avec un bar et des gens qui attendent.  Je suis descendu pour aller vomir dans les toilettes et quand je suis revenu, elles étaient parties. J'ai eu très peur. Un gentil monsieur m'a fait monter dans sa voiture et il s'est arrêté dans un autre endroit,plus loin avec des arbres.  il a été très gentil. Il m'a emmené à la maison. Même que mes mamans elles avaient pas l'air d'être contente de me revoir. Elles ont été très méchantes et elles m'ont enfermé dans mon placard sans manger. J'ai entendu des bruits bizarre dans le salon. Le monsieur est resté avec elles pour boire un verre. J'ai encore les fesses qui saignent. J'ai froid et j'ai faim, aidez moi.
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 11:50
Ça fait mal.

C'était absurde de ta part Le Gros.
Et peu sportif...

Drôle d'expérience que
de vivre dans la peur. Pas vrai ?
C'est cela que d'être un esclave.

j'ai vu... tant de choses que
vous Gros ne pourriez pas croire.

J'ai vu de grands navires en feu
surgissant de l'épaule d'Orion.

J'ai vu des rayons fabuleux,
des rayons C briller dans l'ombre
de la porte de Tannhaüser.

Tout ces moments... se perdront...
dans le temps...

comme... les larmes...
dans la pluie.

...


ll est temps... de mourir.
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 23:38

Deux mois sans vous - j'entends trop de bruit - qui a mis la télé aussi fort ? Mes mamans boudent - chacune dans son coin - elles guettent le tournant. Elles vont droit dans le mur.

Deux mois sans venir - elles me traînaient parfois jusqu'au café du commerce et caché sous leurs oripeaux de bobos je glissais un post discrètement.

aidez -moi j'ai faim : l'abbé Pierre s'en fout , c'est la faute à Maurice aussi . La télé ça fait trop fort dans ma tête. J'aime pas quand des gens meurent .

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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 23:13

Oui je suis encore là . J'ai vu des dames avec des arbustes à planter . Je suis un peu sorti par le balcon . J'ai pas euassez de force pour m'agripper et sauter.

Je vais mourir. Personne ne vient plus me nourrir. J'ai beaucoup de sang partout partout. J'ai même pas mal. Je sais pas pourquoi les dame plantent des arbustes.

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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 04:45
ça a fait la douleur, et personne derrière, que des cris. Mes oreilles fermées. J'ai volé un livre hier : le monsieur léchait le tapis et il y avait le livre derrière ses pieds. Je suis couché comme mon poing.

J'ai faim. Je n'ai plus envie de vomir. Mais avant il était froid et humide : elles ont jeté le tapis. Les croquettes ferment tout  et le béton, je sais les mots : il est plein de grains il est rêche. Des fois je trouve des petits câbles noirs, du sang et je disparais dans le sol.
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 04:23

Non

Maman est venue, près de la porte, celle du placard. Dans la lumière sous la porte il y a eu des pas croisés comme une foule dans ma tête. Mais quelque chose de pas naturel, pas d'homme : tout le temps quand il y a d'autres à côté, et comme dans le rire l'autre fois ils disaient : "ça copule ! à sec !"
J'ai mis mon nez dans mon ventre pendant des heures, il y a des traces brunes par terre, j'ai mis mes doigts dans les trous du corps pour être tout seul, j'ai mis mon échine contre la lumière sous la porte, ça vacarme. Il y avait des dames avec maman, j'étais presque seul, j'ai dit : "Mes mères". J'ai vomi.
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 14:28
Je vais mourir, aidez moi.
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /Oct /2006 11:10
Ce matin, des messieurs avec des cagoules noires m'ont tiré violemment de mon placard, je n'ai pas bien compris, ma tête tournait. Tout s'est passé si vite.

Ils m'ont entrainé sous le sol, je sais pas, on a descendu des escaliers, ça a duré lontemps, je pensai que j'allai attérir en enfer, peut être que cela aurait été mieux finalement.

Ils m'ont jeté dans une pièce minuscule, murs de pierre, froid, plafond suintant d'une eau sale, dégoulinante sur sol moisie.
La porte a claquée, il faisait noir, il faisait froid.
Je ne sais plus combien de temps je suis resté là accroupi, à sangloter, je ne pouvais plus distinguer les tremblements de ma peur et ceux de mon froid.

Puis les messieurs sont revenus, me jetant leur lumière portable sur moi, ils rigolaient bien mais toujours cagoulés et revétus de tenues luisantes.
Ils m'ont attrapé par les cheveux et trainé dans une autre salle, plus grande, avec des lumières intenses qui contrastaient effroyablement avec les zones d'ombres masquant les contours de la salle.

Ils m'ont attachés sur une chaise avec des fils de fers qui me rentraient dans la chair, ça faisait mal, si mal, je n'aurais jamais pensé que quoique ce soit de plus puisse me pénétrer avec autant de froideur.
Un monsieur cagoulé s'avança avec une boite métalique pourvu d'un gros oeil de verre qui me fixait., puis, une femme s'approcha jetant à mes pieds une chose au cheveux blonds et sang. La chose n'était plus qu'une plaie ouverte ayant à peine la force de gémir. Elle la souleva par les cheveux et lui ordonna : suce le salope !
Alors elle s'approcha de moi, releva ses yeux vers les miens, elle avait du  être belle cette enfant.
Elle me déboutonna le pantalon, pris mon zizi dans ses mains et avança sa bouche, c'était la chose la plus douce qui me soit arrivé depuis ma naissance, je prenais du plaisir dans ma souffrance.
Au moment où une chaleur déferlante montait en moi, la femme sorti une arme et abatit la chose blonde et sang, claquement de tonerre, un trou dans la tête, la chaleur de son sang me recouvrit rapidement.
Puis le noir, chuchotements, éclats de rires, applaudissements.
Par le maigre - Publié dans : lemaigrephb
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